Marguerite nous raconte...

Ce compte-rendu tient compte de la discrétion qui s’impose, à la demande de Marguerite, notamment concernant les secrets, et à propos de quelques points qui la concernent en privé. Le travail de ponctuation, ainsi que la première ligne, signalant  la date, le lieu et le moment, sont présentés en accord avec elle.

 

Mardi 2 mars 1948 : Dans la cour de l’école, au-dessus de la grotte, le midi.

J’ai vu une étoile.

Rectificatif : Il faisait un froid vif et sec. Les élèves restant à midi à l’école de la Madeleine avaient la joie de jouer dans la cour ou de rester dans le grand hall. Nous étions trois, à jouer dans la cour à la balle (Marguerite et deux copines.) De temps en temps, nous rentrions nous réchauffer un peu. J’étais distraite et les copines n’étaient pas contentes. Ce jour-là, j’ai vu une étoile au-dessus de la grotte. L’étoile disparut. J’ai demandé aux deux copines si elles avaient remarqué l’étoile. Elles me dirent : « Non. »

 

Mercredi 3 mars 1948 : Dans la cour de l’école, au-dessus de la grotte, le midi.

J’ai vu une étoile ; ensuite la Sainte Vierge.

Rectificatif : Je suis tombée à genoux, avec les mains jointes. Elle n’a pas parlé.

J’ai vu l’étoile d’abord ; puis elle s’est approchée. Et la Sainte Vierge s’est formée comme autour de l’étoile. Et cette étoile se trouvait sur sa poitrine. Je suis tombée à genoux, les mains jointes. Comme la veille, les copines n’ont rien vu. Car comme j’étais distraite, elles étaient à l’intérieur au moment où la Sainte Vierge est venue.

 

Vendredi 5 mars 1948 : Près de chez ma tante, le matin.

J’ai demandé : Qui êtes-vous ?  Elle a disparu. L’étoile est restée. Et j’ai entendu une voix qui disait : « Je suis Notre-Dame des étoiles. Dis au monde de prier : Priez beaucoup pour les pécheurs ! Et il sera récompensé. Faire-part à monsieur le curé Vandercammen.»

 

Samedi 15 mai 1948 : Près de chez ma tante, le matin.

Je lui ai dit que je l’aimais bien ; seulement que j’aimais encore mieux Jésus.

Elle sourit ; donne la bénédiction, puis disparut.

 

Mercredi 19 mai 1948 : Près de  chez ma tante, le Matin.

Elle n’a pas parlé.

 

Lundi 24 mai 1948 : Dans la cour de l’école, au-dessus de la grotte, le matin.

Elle a dit :  « Je veux qu’on élève ici une grotte avec la statue, telle que je vous ai apparu. Et si on n’élève pas ici cette grotte, qu’on mette au moins une remarque pour voir où les apparitions ont eu lieu.»

 

Mercredi 2 juin 1948 : Près de chez ma tante, le soir.

Elle me dit : « Lorsque je vous réapparaîtrai encore, je vous montrerai le purgatoire.»

 

Mercredi 15 juin 1948 : Près de chez ma tante, le soir.

Elle me dit : « Je vais donc maintenant vous montrer le purgatoire : le voici. »  À ces paroles, il apparut devant moi, puis disparut. J’ai demandé : « Irais-je au ciel ? » « Oui, vous irez au Ciel. Vous décrirez au monde l’horreur du purgatoire. Je vous réapparaîtrai le 19 de ce mois.»

 

Samedi 19 juin 1948 : Près de chez ma tante, le matin.

Je lui ai demandé : « Quelles sont les causes des apparitions ? » Elle me répondit : « Beaucoup de personnes oublient de prier pour les pécheurs. C’est pour cela que je vous apparais, pour (que) vous leur rappeliez leurs bonnes habitudes ; et s’ils ne prient pas mieux, ils seront punis. Je vous réapparaîtrai le 24 de ce mois. »

 

 

Jeudi 24 juin 1948 : Près de chez ma tante, le soir.

Je lui ai demandé : « Quelle punition le monde aura s’il ne prie pas mieux ? »

« Si le monde ne prie pas mieux, il y aura une guerre presque terrible. » S’il y avait quelqu’un avec moi, ne vous verrait-il pas ? « Non, il ne me verrait pas. » « Et s’il y avait des enfants avec moi, ne vous verraient-ils pas  non plus ? » « Non, ils ne me verraient pas. Vous aurez beaucoup à souffrir. » « Pourquoi aurais-je beaucoup à souffrir pour cela ? » « Vous souffrirez très très fort mais moralement. Je vous réapparaîtrai le 2 juillet. »  

 

Vendredi 2 juillet 1948 : Près de chez ma tante, le soir.

Elle me dit :  « Lorsque je vous ai montré le purgatoire, vous n’avez vu qu’une partie : Voici la seconde. » Immédiatement, j’ai vu la dernière partie du purgatoire.

« Je vous réapparaîtrai le 4 de ce mois. »

 

Dimanche 4 juillet 1948 : Près de chez ma tante, le matin.

Elle a dit : « Un ange va vous apparaître pour vous apprendre une prière que mon Fils désire que le monde la dise le matin. »

Un ange m’apparut immédiatement et il me dit : « Je vais vous apprendre une prière comme la Très Sainte Vierge l’a annoncé: 

 

Seigneur, ayez pitié de moi qui suis une pauvre pécheresse.

Seigneur, donnez-moi toujours l’absolution.

Seigneur, faîtes que je meurs en état de grâce.

Seigneur, préservez-moi du péché mortel.

Seigneur, je vous offre ma journée. »

 

Samedi 11 septembre 1948 : Près de chez ma tante, le soir.

Elle me dit : « Je suis très triste parce que je vois que le monde ne cherche que son bonheur, si je puis dire, mais pas celui du prochain. Je vous dis encore une fois de recommander au monde de prier beaucoup pour les pécheurs. »

 

Jeudi 16 septembre 1948 Près de chez ma tante, le soir.

Elle dit : « Un ange vous apparaîtra le 22 de ce mois, pour vous apprendre une nouvelle prière, et moi je vous réapparaîtrai le 30 de ce mois. »

 

Mercredi 22 septembre 1948 : Près de chez ma tante, le matin.

Un ange m’apparut à la même place que la Sainte Vierge.

Il me dit : « Je vais vous apprendre la prière que la Très Sainte Vierge vous avait prédit. Elle est très courte et très simple, pour permettre aux enfants de comprendre ce qu’ils disent. La voici :

 

Oh, Marie, intercédez toujours pour nous auprès de votre divin fils.

Oh, Marie, soyez toujours la Reine de notre foyer.

Oh, Marie, écoutez toujours mes prières.

Oh, Marie, détournez-moi toujours du mal et faîtes que je persévère dans le bien. »

 

 

Jeudi 30 septembre 1948 : Près de chez ma tante, le matin.

Elle me dit : « Je vais vous confier un secret si vous me promettez de ne le dire à personne au monde. Me le certifiez-vous ? » « Oui, je vous le certifie. » Elle m’a donc confié le secret et ensuite, je lui ai demandé : « Est-ce que vous préférez que l’on bâtisse une grotte, que vous avez demandée, dans la cour de l’école où les premières apparitions ont eu lieu, ou ici ? »

« Je préfère dans la cour de l’école. Je vous réapparaîtrai le 4  octobre. »

 

 

Lundi 4 octobre 1948 : Près de chez ma tante, le soir.

Elle me dit : « Je désire qu’on célèbre ma fête le 2 mars sous le nom de Notre-Dame des Etoiles. Et que ce jour-là, on récite au moins le chapelet. Je vous réapparaîtrai le 10 de ce mois. » Le soir.

 

Dimanche 10 octobre 1948 : Près de chez ma tante, le soir.

Elle me dit : « Je vais vous confier un dernier secret, si vous me certifiez de ne le dire à personne au monde ! » « Oui je vous le certifie. » Elle m’a donc confié le secret et ensuite elle me dit : « Je demande au monde d’assister autant que possible aux sermons. Il leur montre de bons exemples et leur crée un bon avenir. »

 

Samedi 23 octobre 1948 : Près de chez ma tante, le soir.

« Où, à quel emplacement désirez-vous que l’on bâtisse la grotte ? » « Dans la cour de l’école, près de l’égout. »

 

Jeudi 11 novembre 1948 : Près de chez ma tante, le soir.

« Je promets à toutes les personnes qui réciteront le chapelet le 2 de chaque mois, que, si elles vont en purgatoire, j’irai les chercher le lendemain de leur mort pour enfin jouir du bonheur éternel.

 

Lundi 15 novembre 1948 : Près de chez ma tante, le matin.

« Je compte sur vous pour tout ce que je vous ai demandé : Vous souffrirez beaucoup moralement, mais ne craignez rien, je serai toujours avec vous. »

 

Mardi 14 mars 1950 : Près de chez ma tante, le matin.

J’ai vu un ange. Il m’a dit qu’il était envoyé par la Sainte Vierge et qu’elle m’apparaîtrait de nouveau le 18 mars de cette année, où elle devait me demander quelque chose d’assez important. « Elle demande aussi d’avoir quelques témoins, mais si possible qu’il y en ait au moins un qui ne soit pas de la famille pour bien voir qu’il n’y a pas de complot, de fait, entre vous. »  « Est-ce que les témoins verront la Sainte Vierge ? » « Je ne sais pas, mais s’ils ne la voient pas, on pourra croire aux apparitions à cause de vos attitudes et de ce que vous allez répondre. »

 

Samedi 18 mars 1950 Près de chez ma tante.

La Sainte Vierge me demande : « Etes-vous prête à tout abandonner, à tout perdre pour Dieu ? » « Oui, avec l’aide de Dieu, je vous le promets ! »

«  Demandez aux témoins si vous le voulez bien, s’ils veulent faire n’importe quoi pour Dieu ? » Un témoin répond : nous voulons (Thérèse-Marie étant la plus proche de moi.) 

« Maintenant je vais vous dire une prière que le monde doit réciter entre chaque dizaine de chapelet :

 

Seigneur, pardonnez-moi tous mes péchés

Seigneur, ayez pitié de ceux qui souffrent

Seigneur, pardonnez à tous ceux qui vous persécutent. »

 

« Mon Fils est très courroucé car il voit que le monde ne l’écoute plus. Il ne veut faire ici que des miracles dans l’âme, point du corps. Il répète les désirs suivants : Que l’on me fête le 2 mars sous le nom de Notre-Dame des étoiles, que ce jour-là on récite au moins le chapelet et que l’on assiste à la Sainte Messe et que l’on y communie si possible. Que l’on bâtisse une grotte dans la cour de l’école actuelle et à la place déjà indiquée ; que l’on mette la statue telle que je vous ai apparu, dans cette cour et à cette même place. Maintenant, je suis satisfaite. Je ne vous apparaîtrai plus, mais ne perdez jamais courage, je suis toujours avec vous car je vous le répète, vous souffrirez beaucoup moralement. Notre Seigneur vous remet vos péchés ainsi que ceux des témoins et toutes les peines dues pour ces péchés. »

Elle disparut en nous donnant la bénédiction.

 

Dimanche 10 décembre 1950 : Dans ma chambre pour la première fois.

Je vis encore l’ange qui me dit :

« La Sainte Vierge m’envoie par ordre de Dieu pour te dire que dans ta vie, il n‘y aura rien d’anormal…»

Marguerite : « Que la volonté de Dieu soit faite et non la mienne. »

 

Jeudi 25 janvier 1951 : Dans ma chambre, le soir.

L’ange me dit :  « La Sainte Vierge demande de bien prier pour les pécheurs, pour tous les adversaires de la foi et pour la paix. Maintenant, regarde à ta droite. »

J’ai regardé et j’ai vu un cœur percé d’un poignard. Il me dit : « Le cœur est le cœur de la Sainte Vierge, et le poignard, la souffrance qu’elle éprouve en voyant que les croyants ne pensent pas assez à leurs frères. »

 

Dimanche 11 février1951 : Dans ma chambre, le soir.

La Sainte Vierge me dit : « Pénitence, Pénitence. Je demande instamment de prier pour les Russes en particulier et enfin en général pour tous les communistes car si les croyants ne veulent pas changer le monde est en danger. »

L’ange me dit : « Dieu a déjà la main levée pour jeter un fléau afin de punir les Chrétiens, mais Sa mère lui demande, le supplie d’attendre car elle a toujours l’espoir que ça ira mieux. Comme vous avez vu dans le journal, la vie de Pie XII est menacée, elle est plus que menacée, elle est très très menacée… »

La Sainte Vierge :  « Je vous ai apparu encore aujourd’hui, tout d’abord pour vous récompenser de l’attention que vous avez eu à lire et à mettre en pratique l’article qui est paru dans le journal, et ensuite, pour encore avertir le monde. »

Ensuite la Sainte Vierge me donna quelques directives à suivre pour ma vocation.

Les deux premières fois et le 24 mai 48, ce fut dans la cour de l’école, au-dessus de la grotte, les 3 dernières dans ma chambre, le soir; les autres, près de chez ma tante.

La Sainte Vierge avait une robe blanche maintenue à la taille par une ceinture blanche, sur la tête, un voile bleu, une étoile sur la poitrine, et à la main gauche un chapelet doré, elle avait les mains jointes, un nuage blanc en dessous des pieds. Le ciel était bleu à la place où elle se trouvait, elle était à environ 1m50 du sol.

L’ange était habillé de blanc, les mains jointes et un genou en terre.

 

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