Prier pour les communistes : Marie fait-elle de la politique ?

Nd des etoiles buste

Dimanche 11 février 1951. Dans ma chambre, le soir.

La Sainte Vierge me dit : « Pénitence, Pénitence. Je demande instamment de prier pour les Russes en particulier et enfin en général pour tous les communistes car si les croyants ne veulent pas changer le monde est en danger. »

Dans son sens d'origine, le communisme est une forme d'organisation sociale sans classes et sans État-nations (l’internationale communiste).

En 1848, Karl Marx et Friedrich Engels le reprennent à leur compte dans le Manifeste du Parti communiste.

A partir de la révolution de 1917 en Russie, le communisme devient une réalisation politique, rapidement internationale. « Le point de départ est « national » /…/, mais la pers­pective est internationale »[1].

Le communisme devrait s’accompagner d’un changement culturel des peuples. Pour Marx, le changement culturel devrait suivre la révolution, pour Gramski, il devrait la précéder, la préparer. Si ce changement culturel consistait, comme il est dit, à quitter le nationalisme ou l’individualisme de compétition, on pourrait imaginer qu’il s’agisse d’un idéal généreux, mais, et c’est le point qui attire notre attention, il y a une autre dimension peu connue.

Dans sa prime jeunesse, Karl Marx était chrétien. Mais, comme le montrent ses poésies de jeunesse, il est devenu sataniste[2]. Il avoue : « Mon âme naguère fidèle à Dieu a été marquée pour l'enfer »[3]. Marx croyait à l’enfer et son programme consistait à y acheminer les hommes. Marx écrivait : « Regarde cette épée : Le Prince des ténèbres me l'a vendue »[4] (dans les rites d'initiation supérieure du culte satanique, le candidat reçoit une épée enchantée qui lui assurera le succès). Et encore : « Oui, ce monde qui fait écran entre moi et l'abîme, Je le fracasserai en mille morceaux à force de malédictions »[5].

Comment s’étonner dès lors qu’au XX° siècle, le communisme ait fait au moins 100 millions de morts (en Russie à partir de 1917, en Chine à partir de 1949, etc.). 

Aux guerres et aux goulags s’ajoutent la destruction de la famille : dès 1920, Lénine facilite le divorce, l’avortement, et l’homosexualité.

Un proche de K. Marx Mazzini déclarait de lui : « Il a l’esprit destructeur et son cœur déborde plus de haine que d’amour pour les hommes »[6].

Le socialisme, le souci du prolétariat, l’humanisme sont autant de prétextes fallacieux. Le vrai but de K. Marx était la destruction de la religion. C’était déjà le but de Moses Hess, l’homme qui a converti Marx et Engels à l’idée socialiste. Il affirmait que la religion juive était morte ainsi que la religion chrétienne[7], ce qui d’ailleurs ne l’empêchait pas, dans son livre « Rome et Jérusalem », d’évoquer nos Saintes Ecritures, le saint langage de nos pères, etc. Il s’agit là d’un embrouillamini diabolique volontaire.

Quand la Vierge Marie apparaît à Fatima (1917), à l’Ile Bouchard (1947) ou à Tournai (1948) et qu’elle demande de prier pour les communistes, elle ne fait pas de politique, elle ne lutte pas contre un régime ou un pays, elle lutte contre Satan.

C’est aussi de cette manière qu’il faut comprendre qu’en 1937, dans l'encyclique Divini Redemptoris, publiée le 19 mars 1937, le pape Pie XI dénonce le communisme comme « intrinsèquement pervers », estimant que « l'on ne peut admettre sur aucun terrain la collaboration avec lui de la part de quiconque veut sauver la civilisation chrétienne ».

Françoise Breynaert


[1] Antonio GRAMSCI, Cahier de Prison n° 14, § 48

[2] Cf. Robert PAYNE, The Unknown Karl Marx, - Karl Marx inconnu, New York University Press, 1971

[3] Karl MARX, Poème « La vierge pâle ».

[4] Karl MARX, Poème « Le ménestrel ».

[5] Karl MARX, finale d’ « Oulanem » (anagramme inversé de « Emmanuel ») 

[6] Fritz RADDATZ, Karl Marx, Hoffman & Campe, Allemagne, 1975

[7] Moses HESS, La Revue n° 1, p. 288

Illustrations communisme colonne bon
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