Le 2 mars

Le 2 mars 1948, à Tournai.

« Il faisait un froid vif et sec. Les élèves restant à midi à l’école de la Madeleine avaient la joie de jouer dans la cour ou de rester dans le grand hall. Nous étions trois, à jouer dans la cour à la balle (Marguerite et deux copines.) De temps en temps, nous rentrions nous réchauffer un peu. »

C'est l'anniversaire de la toute dernière apparition à Mariette Beco, le 2 mars 1933 à Banneux.

C'est aussi l’anniversaire d’un double événement qui eut lieu en Russie le 2 mars 1917 :

  • L’abdication du Bienheureux Tsar Nicolas II en faveur de son frère, le grand Prince Mikhaïl Alexandrovitch.

  • La découverte de l’icône de Notre Dame Souveraine, Tsarine de la Russie, dans le village de Kolomenskoïe, ancien domaine des Tsars moscovites.

Les deux événements semblent liés : le tsar aurait confié la Russie à la Vierge Marie, or, sur l'icône, Notre Dame Souveraine tient un sceptre de sa main droite, un globe de sa main gauche, porte une couronne d'or, elle est vêtue de pourpre et d'un manteau rouge, et elle est assise sur un trône. Ce sont aussi les emblèmes de la souveraineté du tsar.

Voici quelques détails :

Vers le 13 février 1917,  une femme, Evdokia Adrianova Rostopchina, aurait vu en rêve la Vierge Marie lui apparaître et lui dire : « Il y a à Kolomenskoïe une grande icône noire. Il faut la prendre, la nettoyer et que le peuple la prie ». (La Mère de Dieu aurait dit : de noire la rendre rouge, sa couleur d'origine). Elle fit un second rêve, le 26 février, où elle vit une église blanche. Elle se rend dans ce village proche de Moscou, y trouve une église blanche et dans la cave, découvre après de longues recherches avec le Père Nicolas, entre plusieurs chiffons, l'icône toute noircie par le temps : après nettoyage et rinçage l'image apparait, splendide. On découvrit qu'elle proviendrait du monastère des moniales de Voznessenski à Moscou, où elle aurait été cachée en 1812 avant l'arrivée des troupes de Napoléon à Moscou.

L'icône miraculeuse devenait célèbre, et de toute part on venait la voir, on transporta l'icône dans différentes églises de Moscou ; partout, là où elle se trouvait, d'énormes foules de fidèles se rassemblaient. Après la révolution, l'icône a été conservé dans la collection du Musée. Aussi on en fit de nombreuses reproductions.

Au printemps 1991, un miracle se serait produit dans l'église Saint Nicolas de Moscou : pendant deux semaines, une des icônes de Notre-Dame Souveraine se mit à suinter de l'huile (icône myroblyte).

Elle est fêtée le 2 mars du calendrier julien (donc le 15 mars calendrier grégorien). 

 

Cette information fut divulguée en Occident depuis la Belgique, grâce à Irène Posnoff (1914-1997) dont nous pourrions dire quelques mots.

Pendant la deuxième guerre mondiale, celle-ci s’ingénia à aider les prisonniers de guerre soviétiques qui travaillaient dans les mines du Limbourg et, après les hostilités, les réfugiés russes qui étaient restés en Belgique. En 1945, elle fonda les éditions « La vie avec Dieu » qui devinrent rapidement une œuvre remarquable et remarquée par le Cardinal Tisserant, préfet de la Congrégation pour les Eglises Orientales qui l’invita à Rome et l’encouragea dans son engagement œcuménique. En 1950, Irène fut chargée de rédiger et d’éditer une revue catholique russe «La Russie et l’Eglise Universelle» qui eut un certain retentissement et pour laquelle Irène eut l’intelligence de s’assurer la collaboration d'éminents orthodoxes. Lors de l’Exposition de 1958, Irène et ses collaborateurs du Foyer Oriental Chrétien entrèrent en contact avec plus de 3.000 visiteurs soviétiques, ce qui donna une impulsion décisive à ses éditions qui publièrent de très nombreux ouvrages religieux pour répondre à l'absence totale de littérature spirituelle du peuple russe. Environ deux millions de livres entrèrent en URSS, souvent par des voies détournées. De nombreux hiérarques russes l’en remercièrent.

 

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